Un laboratoire de prothèse est souvent choisi pour sa proximité, sur l’idée qu’un labo voisin sera plus rapide et plus disponible. C’était vrai quand l’empreinte physique devait circuler dans les deux sens. Avec l’empreinte optique, la moitié du trajet a disparu : le dossier part en une minute, quelle que soit la distance, et seul le retour de la pièce reste physique.
Cuspide est installée à Vaulx-en-Velin, dans la métropole de Lyon, et travaille avec des cabinets sur toute la France métropolitaine ainsi que les DOM-TOM.
Ramassage et livraison
Les tournées sont quotidiennes. Un cabinet n’a pas de jour de collecte à mémoriser, pas de créneau hebdomadaire à ne pas manquer, et n’a donc jamais à retarder l’envoi d’un travail parce que la tournée est passée.
Cette fréquence a un effet direct sur le délai réel, qui est rarement calculé correctement. Le délai qui compte pour un cabinet n’est pas le délai de fabrication : c’est celui entre le moment où le travail quitte le cabinet et celui où la pièce revient. Avec des tournées deux fois par semaine, un travail terminé en sept jours peut en prendre dix. Une tournée quotidienne supprime cet écart.
Outre-mer
Les DOM-TOM sont desservis, avec des délais spécifiques liés à l’acheminement. C’est une contrainte physique qu’aucun laboratoire ne peut supprimer, et il vaut mieux l’annoncer que la découvrir.
C’est précisément dans ces situations que la question du délai standard devient structurante : un cabinet ultramarin planifie sur un cycle plus long, et a d’autant plus besoin que le délai annoncé soit tenu. Un délai unique par filière — sept jours en fabrication française, quatorze à l’import — se planifie ; un délai « selon la pièce » ne se planifie pas.
Savoir où en est un travail
Un portail de suivi de commande est mis à disposition des praticiens. Il permet de consulter l’état d’un dossier sans avoir à téléphoner, ce qui est surtout utile à l’assistante qui prépare le planning de la semaine suivante.
Le suivi ne dispense pas du contact direct, et l’inverse est vrai aussi. Le portail répond à « où en est ce travail ». Le groupe WhatsApp du cabinet répond à « est-ce qu’on peut en parler ».
Ce que la distance ne change pas, et ce qu’elle change
Elle ne change pas la conception, la fabrication, la matériovigilance ni la traçabilité : ces éléments sont identiques pour un cabinet lyonnais et pour un cabinet breton.
Elle change une chose, et il faut être honnête là-dessus : la possibilité de passer physiquement au laboratoire. Un praticien qui tient à voir son prothésiste devant le travail — sur des cas esthétiques complexes, c’est parfois justifié — aura un avantage réel à travailler avec un labo proche.
Pour tout le reste, la géographie n’est plus le bon critère. Ce qui la remplace : la couverture des connectiques, la capacité à recevoir n’importe quel scanner, la disponibilité d’un référent technique et ce qui se passe le jour où une pièce doit être refaite.
















































