Le coût réel d’un remake pour un cabinet ne se lit pas sur une facture de laboratoire. Il se lit dans l’agenda : un créneau bloqué qui ne produit rien, un patient qu’il faut rappeler, une confiance qu’il faut reconstruire, et parfois un praticien qui finit par absorber lui-même le coût pour ne pas avoir la conversation. C’est un poste de perte que peu de cabinets chiffrent, et qu’aucune grille tarifaire ne fait apparaître.
La position de Cuspide sur ce point tient en une phrase : quand une prothèse doit être refaite, elle est refaite. Sans instruction de dossier, sans limite de nombre, sans limite de délai.
Y compris quand l’erreur vient du cabinet
C’est le point qui distingue une politique de reprise réelle d’une clause commerciale. La plupart des conditions de reprise sont écrites pour départager les responsabilités : elles couvrent le défaut imputable au laboratoire, et excluent l’erreur de préparation, l’empreinte imparfaite, l’enregistrement d’occlusion discutable.
Sur le papier, cette distinction est défendable. En pratique, elle transforme chaque reprise en négociation. Le praticien doit expliquer, le laboratoire doit apprécier, et la relation se joue sur un dossier à quelques dizaines d’euros.
Cuspide ne fait pas cette instruction. Une erreur de cabinet, cela arrive — pas souvent, mais cela arrive. Le travail est repris sans que la question de l’origine ne soit posée. Ce n’est pas une largesse commerciale : c’est le constat qu’un praticien qui hésite à demander une reprise finit par changer de laboratoire, et qu’un laboratoire qui gagne une discussion sur un remake perd un cabinet sur l’année.
Ce que cela suppose en amont
Une politique de reprise sans condition n’est tenable que si les reprises restent rares. Elle repose donc entièrement sur ce qui se passe avant l’expédition.
Chez Cuspide, chaque prothèse est contrôlée par un responsable qualité avant de quitter le laboratoire. Ce n’est pas un contrôle par sondage sur un lot, ni une vérification déléguée au prothésiste qui a réalisé le travail : c’est un contrôle systématique, par une personne dont c’est la fonction.
Un laboratoire qui annoncerait une reprise inconditionnelle sans ce filtre en amont annoncerait surtout qu’il ne maîtrise pas sa production.
Aucun chiffre publié, et c’est délibéré
Cuspide ne communique pas de taux de reprise ni de taux de casse. La raison est simple et mérite d’être dite : ces indicateurs ne sont pas mesurés en interne de façon suffisamment rigoureuse pour être publiés.
Un chiffre estimé, arrondi ou reconstitué après coup n’aurait aucune valeur pour un praticien qui cherche à comparer des laboratoires — et il en aurait encore moins le jour où il serait contredit par l’expérience du cabinet. Un laboratoire qui affiche un taux de reprise sans dispositif de mesure documenté affiche un argument marketing, pas une donnée.
Comment une reprise se déclenche
Il n’y a pas de formulaire, pas de procédure de réclamation écrite, pas de délai d’instruction. Chaque cabinet dispose d’un canal de discussion direct — un groupe WhatsApp — avec des interlocuteurs joignables toute la journée, et d’un référent technique pour les cas qui appellent un avis de fond plutôt qu’une simple reprise.
Concrètement : le praticien signale, le travail repart. Le temps de traitement d’une demande n’est pas un délai administratif, c’est le temps qu’il faut à quelqu’un pour lire un message.
Ce que cette politique n’est pas
Ce n’est pas une garantie au sens juridique, avec une durée et une liste d’exclusions. Cuspide ne publie pas de conditions de garantie détaillées, et une page qui en inventerait serait trompeuse.
C’est un engagement de fonctionnement : la reprise ne se négocie pas. Pour un cabinet, c’est souvent plus utile qu’une clause, parce que c’est ce qui s’applique le jour où le patient est dans le fauteuil et que la pièce ne va pas.
















































